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mercoledì 11 marzo 2026

Il Comitato interreligioso libanese lancia un appello urgente per chiedere aiuto

Il parroco di Qlayaa è stato ucciso da un bombardamento israeliano che ha colpito la sua zona, nel sud. Era impegnato a soccorrere un fedele ferito dopo un primo attacco. Leone XIV: cessi al più presto ogni ostilità. (Avvenire)


Comunicazione (in francese) di Padre Daniel da Qara a nome del Comitato interreligioso libanese: 
L'esercito israeliano ha ordinato l'evacuazione immediata di diversi quartieri di Beirut, tra cui aree storicamente cristiane e zone civili prive di importanza militare. Un milione di persone sono quindi costrette a fuggire in preda al panico, senza alcuna protezione. Questa decisione viola il diritto internazionale. La comunità internazionale deve porvi immediatamente fine.

Les Forces de défense israéliennes (FDI), par l’intermédiaire de leur porte-parole arabophone, le colonel Avichay Adraee, ont émis un ordre d’évacuation sans précédent pour Beyrouth, élargissant considérablement la zone des secteurs considérés comme dangereux. L’annonce a été faite les 4 et 5 mars 2026, dans un contexte d’intensification des affrontements avec le Hezbollah. Selon les FDI, des installations et des infrastructures du Hezbollah sont implantées au sein de quartiers civils, et des frappes aériennes imminentes sont prévues contre ces sites.

Si la première déclaration mentionnait le quartier de Chiyah, les cartes d’évacuation officielles publiées par les FDI incluent désormais plusieurs autres quartiers qui n’avaient jamais été mentionnés auparavant. Il s’agit de Jnah, Ghobeiry, la Forêt de Beyrouth jusqu’au rond-point de Tayouneh, Ain el-Remmaneh, et même le centre-ville de Beyrouth — cœur politique et économique de la capitale. L’inclusion de ces zones marque une escalade significative, étendant le conflit au-delà du bastion traditionnel du Hezbollah dans la banlieue sud (Dahieh) vers des quartiers mixtes et centraux de la ville.

Les FDI ont ordonné aux civils d’évacuer immédiatement et de se tenir à au moins 300 mètres des bâtiments signalés et des zones adjacentes. Le porte-parole a souligné que rester à proximité d’installations liées au Hezbollah « met les vies en danger ». Cette directive a provoqué une panique généralisée, avec des embouteillages massifs et des déplacements de population déjà signalés dans toute la capitale.

Les implications humanitaires sont graves. Les banlieues sud de Beyrouth (Dahieh) abritent à elles seules entre 600 000 et 800 000 habitants. Avec les nouvelles zones ajoutées — Jnah, Ghobeiry, Horsh Beyrouth, Ain el-Remmaneh et le centre-ville — le nombre de civils directement touchés dépasse largement le million de personnes. Une évacuation d’une telle ampleur représente l’un des plus grands ordres de déplacement urbain de l’histoire moderne du Liban.

L’extension des zones d’évacuation au centre de Beyrouth est sans précédent. Ain el-Remmaneh, quartier historiquement chrétien, et le centre-ville de Beyrouth, cœur symbolique et économique du pays, n’avaient jamais été inclus dans de telles directives. Leur inclusion souligne l’élargissement du champ des opérations militaires et annonce une escalade stratégique qui menace d’engloutir l’ensemble de la capitale.

Ce communiqué de presse met en lumière la gravité de la situation : plus d’un million de civils sont désormais en danger, confrontés à des frappes aériennes imminentes et à des déplacements forcés. L’annonce des FDI marque un tournant dans le conflit, Beyrouth elle-même devenant le point focal de l’escalade militaire et de la crise humanitaire.

L’ordre d’évacuation élargi concernant la population de Beyrouth contredit directement l’ensemble des lois internationales et humanitaires.

Selon les Conventions de Genève et leurs Protocoles additionnels, les parties à un conflit sont liées par les principes de distinction, de proportionnalité et de précaution. Le principe de distinction exige que les combattants différencient les objectifs militaires des populations civiles. Le principe de proportionnalité interdit les attaques qui causeraient des dommages excessifs aux civils par rapport à l’avantage militaire anticipé. Le principe de précaution oblige les parties à prendre toutes les mesures possibles pour minimiser les dommages causés aux civils.

Un ordre d’évacuation qui englobe le centre de Beyrouth — y compris Jnah, Ghobeiry, Horsh Beyrouth jusqu’à Tayouneh, Ain el-Remmaneh et le centre-ville — risque de violer ces principes en traitant des quartiers entiers comme des cibles militaires, indépendamment de la présence civile.

Le droit international humanitaire souligne également la protection des civils contre les déplacements forcés. L’article 49 de la Quatrième Convention de Genève interdit le transfert ou la déportation massifs de civils, sauf si cela est requis pour leur sécurité ou pour des raisons militaires impératives. Même lorsque l’évacuation est jugée nécessaire, elle doit être temporaire, sûre et accompagnée d’un accès adéquat à un abri, à la nourriture et aux soins médicaux.

Or, l’ordre actuel a déclenché panique, embouteillages et fuite massive sans garanties de sécurité ni de soutien humanitaire. Cela soulève de sérieuses questions quant au respect des obligations de protection des personnes déplacées.

En outre, le Statut de Rome de la Cour pénale internationale définit le ciblage intentionnel de civils et le transfert forcé de populations comme des crimes de guerre potentiels. L’inclusion de quartiers symboliques et mixtes tels qu’Ain el-Remmaneh et le centre-ville de Beyrouth — zones sans caractère militaire évident — suggère que cet ordre d’évacuation pourrait s’apparenter à une punition collective, strictement interdite par le droit international.

Les organisations humanitaires soulignent que le droit à la vie, à la dignité et à la sécurité doit être respecté même en temps de conflit armé. Le déplacement de plus d’un million de civils dans une capitale densément peuplée risque de provoquer une catastrophe humanitaire d’une ampleur sans précédent au Liban.

Les autorités internationales, y compris les Nations Unies, le Comité international de la Croix-Rouge et les organisations régionales, sont appelées à intervenir immédiatement afin d’arrêter cette escalade, d’exiger le respect du droit international humanitaire et de garantir la protection des civils.

Ce communiqué appelle la communauté internationale à reconnaître que l’ordre d’évacuation, tel qu’il est actuellement formulé, ne possède pas de justification humanitaire au regard du droit. Il est impératif que les acteurs internationaux agissent rapidement pour empêcher Beyrouth de sombrer dans un déplacement massif et la dévastation, et pour défendre les principes fondamentaux d’humanité qui sous-tendent le droit international.

Nous demandons à la communauté internationale d’intervenir afin d’ARRÊTER cette escalade dangereuse et meurtrière.
Seule la négociation est la voie vers la paix.

LE COMITÉ INTERRELIGIEUX LIBANAIS POUR LA PAIX